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Ministère de la Défense : plan d’action environnement pour 2010-2014

Publié developpementdurable.com auteur Hélène Toutchkov


Hervé Morin, ministre de la Défense, a signé, le 9 décembre dernier, un nouveau plan d’action environnement comportant 60 mesures, pour un coût total de 368 M€, pour la période 2010-2014. Ce programme est particulièrement axé sur le démantèlement des matériels de guerre et la préservation de la biodiversité. Le ministère de la Défense dispose de 250 000 hectares de terrain pour l’entraînement militaire, parmi lesquels 50 000 hectares sont classés Natura 2000.

Sur le montant total, 108 M€ seront consacrés au démantèlement des matériels de guerre en fin de vie. En ce qui concerne la biodiversité, des conventions de partenariat écologique vont être signées dans les prochains mois sur trois terrains militaires avec les conservatoires régionaux des espaces naturels (CREN).

Le plan d’action du ministère de la Défense comporte des mesures dans 10 domaines : la gestion des équipements militaires en fin de vie et éco-conception, la gestion de la biodiversité, la maîtrise de l’énergie et de l’infrastructure durable, la gestion des substances dangereuses et des déchets, la mise aux normes des installations classées, un bilan carbone, la gestion de l’eau, le développement du covoiturage et de l’éco-conduite, le bruit des aéronefs et enfin l’organisation et la formation.


Comment créer une filière française de démantèlement des navires ?

Publié Mer et Marine


PARIS (France) – 15/12/09 – 3B Conseils – C’est à cette question que devra répondre le député Pierre Cardo (UMP). En effet, à l'issue du Comité interministériel de la mer (CIMER), qui s'est tenu mardi 8 décembre à Paris, le premier ministre a chargé Pierre Cardo d'une mission parlementaire sur la déconstruction des navires en fin de vie. Le député des Yvelines travaillera sur l'"opportunité" de créer une filière française de démantèlement des navires en fin de vie, une initiative qui s'ajoute à d'autres mesures pour la mer et le littoral. « Les conditions dans lesquelles s'exercent, dans certains pays, ces activités de démantèlement sont difficilement acceptable du point de vue social, économique et environnemental. Par ailleurs, les capacités européennes en matière de démantèlement peuvent paraître insuffisantes au regard des besoins prévisibles. De ce constat partagé, les acteurs ont conclu qu'il était indispensable d'étudier la pertinence d'une filière industrielle française », explique François Fillon dans la lettre de mission remise à Pierre Cardo. «Compte tenu des contraintes juridiques européennes et internationales, des réalités économiques et sociales de notre pays, ainsi que des exigences environnementales qui accompagneraient la mise en œuvre et le développement, la réalisation de cet engagement est complexe », note toutefois le premier ministre.
M. Cardo devra rendre un rapport d'étape mi-février avant un rapport définitif le 30 mai 2010 qui entre dans le cadre du Grenelle de la mer. Mer et Marine explique que le député devra proposer au gouvernement « les voies et les moyens » de mettre en œuvre les mesures du Grenelle de la Mer liées au démantèlement. Pierre Cardo devra, notamment, déterminer quels sont les freins au développement d'une filière nationale, quelles synergies techniques peuvent être valorisées auprès d'autres activités industrielles ; quels sont les acteurs à même d'opérer ces changements (Etats, ports, industriels...) ? La mission travaillera aussi sur la mise en place de filières de recyclage adaptées, les solutions répondant aux spécificités des navires d'Etat, la réduction des nuisances, les garanties en matière de respect de l'environnement, ainsi que de la santé et de la sécurité des travailleurs et des personnes vivant autour des chantiers. Enfin, Matignon souhaite que soit étudié le développement de filières de formation qualifiantes, répondant aux activités de démantèlement. Par ailleurs, la France "ratifiera au plus tôt la convention pour le recyclage sûr et écologiquement rationnel des navires dite Convention de Honk-Kong", assure M. Fillon. Le Cimer a également adopté le Livre bleu "stratégie nationale pour la mer et les océans" demandé par le président Nicolas Sarkozy en juillet et a acté une série de mesures pour lui "donner corps", précise Matignon, au moment où l'économie marine traverse une importante crise.


La Marine va démanteler ses vieilles coques

Publié Mer et Marine


BREST (France) – 28/01/10 – 3B Conseils - Entretien avec le Vice-amiral Hubert Jouot, chargé de la déconstruction des navires militaires à l'état-majorde la Marine, parut dans l’édition de mercredi du Ouest France :

Quels sont les types de navires concernés par le démantèlement ?

Ce sont des bâtiments désarmés, dont la Marine n'a plus l'emploi et qui n'ont plus de potentiel. Nous avons aujourd'hui un tonnage global de 95 000 tonnes de navires désarmés, soit un stock de 30 à 35 vieilles coques. Nous travaillons sur le démantèlement d'une vingtaine d'entre elles, les plus anciennes, qui représentent un tonnage de 58 000 tonnes.

Où en est le processus ?

Nous avons passé un marché de cartographie des produits polluants pour la vingtaine de coques déjà citées. Nous avons déjà reçu les cartographies pour dix d'entre elles. Les dernières sont attendues pour avril 2010. Nous lancerons les premiers appels d'offres en 2010. On peut espérer le démarrage des premiers chantiers fin 2010-début 2011.

À Brest, quelles sont les coques concernées par le processus ?

Il s'agit de l'une des coques qui sert de brise-lames devant l'École navale (ex aviso Jean Moulin) et de quatre coques embossées à Landévennec (ex aviso-escorteur Enseigne de vaisseau Henry, ex aviso Détroyat, escorteurs Galissonnière et Duperré). Le Colbert, lui, rentrera dans le circuit ultérieurement. Dans le port de Brest, le bâtiment de sauvegarde D'Entrecasteaux et le remorqueur Rari font partie des navires expertisés.

Pourquoi la cartographie des produits polluants est-elle indispensable ?

La cartographie permet d'évaluer les risques pour l'environnement et la santé du personnel. C'est ce que l'on appelle aussi le « passeport vert ». Ce document de référence permet de s'assurer que le chantier retenu pour la déconstruction a la capacité de traiter tous les polluants présents à bord et qu'il n'exposera pas son personnel par méconnaissance des risques.

Quels sont les moyens budgétaires consacrés au démantèlement ?

Nous disposons de 50 millions d'euros de ressources au titre de la Loi de programmation militaire 2010-2015 pour déconstruire des bâtiments de surface. Cela n'inclut pas les ressources susceptibles d'être consacrées au démantèlement des sous-marins.

Des chantiers français sont-ils prêts à répondre aux appels d'offres ?

La procédure des marchés publics impose une mise en concurrence européenne pour les marchés d'un certain montant. Le périmètre géographique retenu est celui de l'Union européenne et des pays de l'Association européenne de libre échange (AELE). Les candidatures de tous les chantiers français et étrangers seront examinées avec la même attention.

Les bases navales peuvent-elles constituer des sites de déconstruction ?

Les bases navales ont pour mission le soutien opérationnel de nos navires et de leurs équipages. Elles ne sont pas faites pour supporter d'autres activités industrielles. Elles n'ont pas vocation, dans un cas général, à accueillir leur déconstruction.

La Marine espérait que la revente de la ferraille couvre une grande partie des coûts de déconstruction. La crise ne met-elle pas à mal ce schéma ?

Pour l'ex-Clemenceau, on s'était prémuni de ce risque. Nous avions fixé une fourchette avec un maximum et un minimum pour la revente de l'acier. Nous avons recherché à la fois les performances économiques et techniques. Cette disposition a montré toute sa pertinence. Le coût net de la déconstruction de l'ex-Clemenceau se situera entre 2,5 et 4,5 millions d'euros quelles que soient les variations extrêmes des cours de l'acier. Cette disposition sera reconduite pour la déconstruction des autres coques.


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Démantèlement préoccupant d’un ancien cargo à propulsion nucléaire

Publié par Univers-Nature


En hausse au cours de ces dernières années, le nombre de navires destinés à la casse inquiète non tant par son volume croissant que par les conditions propres à ces actions de démolition. De fait, majoritairement implantés en Asie, les chantiers de démolition navale pâtissent pour la plupart de critères sociaux et environnementaux précaires. Mais, en vertu de considérations spatiales et économiques, ces sites perdurent, voire prospèrent, accueillant des bâtiments de tous pavillons et notamment européens.



L’ex-cargo allemand « Otto Hahn », anciennement à propulsion nucléaire et reconverti en cargo conventionnel en 1980, est la dernière illustration en date révélée par l’association de protection de l’environnement Robin des Bois. De fait, mis en exploitation en 1967, le navire en question a donc fonctionné pendant treize ans à l’aide d’un réacteur nucléaire de 38 MW.
Retiré en 1980, le réacteur est toutefois suspecté d’avoir contaminé ou irradié par des rejets ou des radiations non maîtrisés certains composants internes de la structure du navire. Cette hypothèse est encore renforcée par l’incident nucléaire qui frappa le bâtiment en août 1973, lorsque deux assemblages combustibles du réacteur se fissurèrent. Mais ces craintes ont finalement été tues et ignorées, le chantier indien retenu pour le démantèlement de « l’Otto Hahn », basé dans la baie d’Alang, n’étant absolument pas équipé pour faire face à ce type de déchets. Pour Robin des Bois, de telles pratiques quant à la gestion de déchets potentiellement radioactifs ne sont pas acceptables de pays adhérant à l’Union européenne. De fait, elles mettent en jeu la santé des travailleurs indiens, sans compter l’atteinte irréversible portée à l’environnement, plus ou moins immédiat, par les risques résiduels potentiels.

Cécile Cassier


La dernière virée de la Jeanne d'Arc

Article du Point publié le 2 décembre 2009, Jean Guisnel


La Jeanne, le vieux porte-hélicoptères qui sert de navire-école aux officiers de la marine nationale et parcourt les mers du globe depuis 1965, part mercredi de Brest pour sa 45e et dernière virée. Elle la conduira pour un voyage de sept mois qui la conduira au cap Horn, via le Sénégal et le Brésil, et la fera remonter dans le Pacifique (escales au Chili et au Pérou) avant de passer le canal de Panama et de rentrer à Brest par le chemin des écoliers, avec étapes à La Corogne (Espagne), à Rouen et à Hambourg. Depuis que navigue ce beau navire de 13.000 tonnes et 182 mètres de long, 15.000 marins sont passés à son bord. Et 6.400 jeunes officiers y ont été formés. Trois millions de kilomètres plus tard, le vénérable bâtiment n'a plus son coeur de vingt ans, et ses quatre moteurs de 40.000 chevaux ne sont plus autant sollicités, ni pour la vitesse, ni pour l'endurance ! Comme c'est la tradition depuis plusieurs années, La Jeanne effectuera des missions opérationnelles, en participant notamment à une opération multinationale de lutte contre les trafics de stupéfiants, NARCOPS, au large de Dakar (Sénégal), puis à une deuxième au large de la Colombie, avant une mission de surveillance des pêches dans les eaux territoriales françaises de Saint-Pierre-et-Miquelon (opération POLPÊCHE).

Et ensuite, fin mai, ce sera fini ! La marine devrait annoncer prochainement les conditions de sa "déconstruction", c'est-à-dire de sa démolition évidemment dans le respect de la réglementation européenne.

Pour tous ceux qui ont aimé ce navire, nous conseillons vivement la lecture d'un très bel ouvrage titré comme il se doit La Jeanne d'Arc, porte-hélicoptères R97 , publié par Stéphane Dugat et le photographe Christophe Géral*. Grand format, plans, photos magnifiques, l'histoire d'un navire mythique par le petit et le gros bout de la lorgnette !


Barack Obama relance le nucléaire civil aux Etats-Unis

Article Le Monde.fr publié le 16 février 2010, AFP


Le président Barack Obama va relancer le secteur du nucléaire civil, à l'arrêt depuis trente ans aux Etats-Unis. En déplacement mardi 16 février, à Lanham près de Washington, M. Obama a annoncé que l'Etat américain allouerait "8 milliards de dollars (5,83 milliards d'euros) en garanties de prêts pour entamer la construction de la première centrale nucléaire depuis trente ans".

Ce projet s'inscrit dans une dynamique de réduction des émissions de gaz à effet de serre et de la dépendance des Etats-Unis vis-à-vis des pays producteurs de pétrole. Lors du discours sur l'état de l'Union, M. Obama avait affiché la volonté de "construire une nouvelle génération de centrales nucléaires sûres et propres". A l'heure actuelle, les cent quatre centrales américaines ne fournissent que 20 % de l'électricité consommée dans le pays. Le reste étant assuré par les énergies fossiles – gaz, pétrole, charbon – et par l'énergie hydroélectrique.

Le dispositif de garantie annoncé par Obama a été rendu possible par une loi de 2005, promulguée par George W. Bush. Elle autorise le département de l'énergie à garantir des prêts pour des projets privés réduisant les gaz à effet de serre. 18,5 milliards de dollars (environ 13,5 milliards d'euros) ont été alloués à ce fonds de garantie. Il va être utilisé pour la première fois pour renforcer le parc nucléaire.

Les Etats-Unis ont mis un coup d'arrêt à la construction de centrales nucléaires après le grave accident survenu à la centrale de Three Mile Island en Pennsylvanie (Est) en 1979.


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